~Un voyage guidé par le cœur~
« Je veux toujours être authentique » — Ce que j'ai pensé le matin de l'adieu avec mon colocataire

« Je veux toujours être authentique » — Ce que j'ai pensé le matin de l'adieu avec mon colocataire

rencontre, philosophie, histoire
|
Clock

4 min to read

Le dernier matin, j'ai échangé des notes avec mon colocataire Luca et nous avons parlé pendant trois heures. Sa réponse à la question « Comment faire pour ne pas avoir d'attentes ? » et mon récit sur le fait que, malgré tout, je voulais « rester authentique ».

Aujourd'hui je me suis réveillé à 9h30. Je voulais que Luca écrive un message dans le carnet et je me suis demandé tout le temps à quel moment lui en parler. Peut-être que je réfléchissais trop. Je lui ai dit bonjour, puis douche, brossage des dents, habillage, préparation des bagages. Luca devait aussi quitter l'auberge aujourd'hui, donc nous faisions tous les deux nos valises.

Échange de carnets

Pendant le petit-déjeuner, je lui ai tendu le carnet et lui ai demandé s'il pouvait écrire quelque chose. Il a écrit un très beau message en français.

Je lui ai aussi donné la carte que j'avais écrite hier. Il a été tellement ému que nous nous sommes fait un câlin. Voir son message lu devant soi est vraiment embarrassant, je ne savais pas comment réagir. Mais exprimer ses sentiments comme ça est vraiment important, et je veux en prendre soin pour toujours.

Trois heures de conversation profonde

Ensuite, j'ai parlé avec Luca pendant environ trois heures, vraiment beaucoup. On a parlé des salaires aux Pays-Bas et en France, d'économie, de guerre et de politique, de relations amoureuses. Luca était vraiment beau, honnête avec lui-même et sincère.

Il paraît qu'il est en couple depuis trois ans, mais leurs personnalités sont très différentes, et ils ont eu beaucoup de disputes. Je n'ai pas eu ce genre d'expérience, j'ai surtout eu des relations entre personnes qui se ressemblent, donc je trouvais ça impressionnant et ça m'a donné envie d'essayer ce genre d'expérience.

« Comment ne pas avoir d'attentes ? »

Je lui ai posé ce qui, sans exagération, pourrait être ma plus grande inquiétude : « Comment faire pour ne pas avoir d'attentes envers l'autre ? »

La réponse de Luca était logique. Il a dit qu'il y a des niveaux en soi, environ quatre. 1 : une personne à qui on ne veut plus jamais parler ; 2 : quelqu'un de moyen ; 3 : un ami ; 4 : une personne vraiment importante qu'on ne rencontre qu'une ou deux fois dans sa vie. Si quelqu'un est au niveau 4, il y a des attentes, sinon il n'y en a pas.

J'ai trouvé que c'était une façon de penser vraiment mature. Ne pas attendre quoi que ce soit des autres, c'est important. Mais si je dois choisir entre « ne rien attendre et être pessimiste » ou « avoir des attentes et vivre pleinement en humain », je choisirais sans aucun doute la seconde option. Je ne veux pas vivre de manière pessimiste ni désabusée. Je veux garder mon cœur ouvert en permanence. Bien sûr, il y a un grand risque à cela, parce qu'on s'expose. Mais justement parce que les humains sont des êtres émotionnels, je veux toujours être authentique. C'est une valeur qui ne changera pas.

Séparation avec Luca, vers une nouvelle auberge

Après avoir mangé du khao man gai, nous nous sommes préparés et avons fait le check-out. Luca est parti à l'aéroport, et moi je suis allé dans une nouvelle auberge.

La nouvelle auberge avait certes une chambre petite, mais le personnel était très agréable. Dès l'enregistrement, ils ont tout expliqué avec soin, m'ont demandé de quelle région du Japon je venais et m'ont conseillé des endroits à visiter. Quand je leur ai dit que je travaillais, ils m'ont aussi indiqué un espace de coworking. C'était très chaleureux et authentique.

Après le check-in, j'étais tellement somnolent que j'ai dormi plus d'une heure.

Coconut Shell et Starbucks

Sous la pluie, j'ai mis mon imperméable et je suis allé au restaurant appelé Coconut Shell. Quand je suis sorti de l'auberge, il pleuvait à peine. C'est la vie. J'ai pris du khao soi, un rice burger et un thé thaï. C'était bon, mais j'ai eu l'impression qu'une seule fois suffisait. Je dois être devenu un peu difficile côté palais.

En travaillant chez Starbucks, une employée m'a demandé : « Tu étudies ? » Quand j'ai répondu « Je reste un mois à Chiang Mai et je voyage dans pas mal d'endroits », elle m'a dit « Pour un jeune, c'est impressionnant ». Après tout, plutôt que des échanges formels, ce sont ces petites conversations quotidiennes qui, je pense, sont vraiment humaines et réconfortantes.

De la place dans le cœur, et des sentiments amoureux

J'écris dans mon journal après le travail. Même maintenant, je pense à plein de choses. C'est parce qu'il y a de la place dans mon cœur que je repasse en revue les souvenirs du passé, que je me crée des idéaux et que je m'y plonge. Dire « vis l'instant présent » est facile, mais le faire vraiment est difficile.

#Mots-clés

● Profile

Kota Ishihara

Diplômé du département des sciences de la vie de l’université Kinki. Après ses études, il a appris la création de sites web en autodidacte et est devenu freelance en octobre 2022. Depuis, il voyage à travers l’Europe et l’Asie du Sud‑Est, à la rencontre de cultures et de personnes. Son rêve est de s’installer en Europe, de créer une entreprise créative et internationale, et de parcourir le monde en tant que pilote. Passionné de musique et de mode. Très exigeant sur les écouteurs. Il admire Taro Okamoto.

#Meme ambiance