Quand je me suis regardé dans le miroir des toilettes, il y avait plein de miettes de maïs autour de ma bouche.
Depuis quand c'était là, et depuis combien de temps étais‑je dans cet état ? Je ne voulais pas m'en souvenir, alors je m'en suis occupé.
Cette journée a commencé par le fait que je me suis réveillé dans l'après‑midi.
Maïs grillé et l'illusion de l'habitude
Le service petit‑déjeuner était déjà terminé et il était presque 13 heures. Je pris une douche et prévoyais d'envoyer beaucoup de bagages au Japon, puis d'aller voir l'appareil photo que je voulais.
Je me retrouvai à pied près de Sainte‑Sophie. Comme on vend du maïs partout, j'en achetai un en pensant que ce ferait un bon petit‑déjeuner.

70 lires. Je ne sais plus si c'était raisonnable ou non.
Quand je suis arrivé, je trouvais tout terriblement cher, mais maintenant je me demande si ce n'est pas bon marché. L'habitude, c'est quelque chose de terrifiant.
À la poste, envoyer des bagages au Japon
Avec mon sac à dos bourré de choses, je me dirigeai vers la poste. J'avais fini de grignoter tout le maïs, c'était vraiment délicieux. À ce moment‑là, je ne savais même pas qu'il restait des miettes de maïs autour de ma bouche.
La poste était proche, j'y ai fait les démarches. J'ai envoyé des vêtements, des habits restants, quelques petits objets et des carnets. Au total 3,5 kg, mais le prix était d'environ 8000 yens.

Je me suis dit « c'est super cher ». Mais comme c'était environ 8000 yens, je me suis dit que ça irait et je n'ai pas trop fait d'histoire.
La dame à l'accueil, malgré le fait qu'on soit en plein centre d'Istanbul, a été gentille et m'a accueilli avec le sourire. J'ai trouvé ça vraiment rare.
Sans m'apercevoir des miettes de maïs
J'ai pris le train pour le quartier de Karaköy. Je marchais en direction de Fujifilm. Il y avait plein de boutiques et d'articles de mode, comme Harajuku au Japon.
Il y avait un fast‑food, alors j'ai décidé de commander là. J'ai pris un hamburger, des frites et une boisson et j'ai mangé au deuxième étage. Ce repas après si longtemps était vraiment délicieux.
Alors, je suis allé aux toilettes et, en me regardant dans le miroir, il y avait une quantité importante de miettes de maïs autour de ma bouche. Mais je ne voulais pas me rappeler depuis quand c'était là, alors je l'ai simplement nettoyé. Maintenant, en écrivant ce journal, m'en souvenir me rend assez honteux. Bien sûr, ce sont des gens que je ne reverrai jamais, et dans cinq minutes ils ne se souviendront sans doute même plus de mon existence. Je sais ça, mais j'avais honte. La seule bonne chose, c'est que la dame à la poste m'avait accueilli avec le sourire.
Chez Fujifilm, l'appareil visé
J'arrivai au magasin Fuji et regardai l'appareil convoité : le Fuji X‑T30 III. Le prix était à peu près le même qu'au Japon, ou juste un peu plus élevé. Avec le remboursement de la taxe, on peut l'acheter moins cher qu'au Japon.
Je me suis rappelé qu'auparavant, en Thaïlande, j'avais pu acheter le X100VI mais que j'étais arrivé 15 minutes en retard et le magasin avait fermé. Cette fois‑ci j'ai encore du voyage devant moi, donc je veux l'acheter juste avant de quitter Istanbul. J'ai décidé d'attendre jusqu'à ce moment. J'espère qu'il ne sera pas en rupture de stock.
Après avoir fait le repérage, je me suis dirigé vers les quais et j'ai pris un bateau pour retourner à Sultanahmet.

Je trouve qu'Istanbul a ce genre d'endroits formidables, et le paysage était vraiment beau.
Le bazar sous la pluie et la mosquée de Sultanahmet
Une fois arrivé, je suis allé au bazar et j'ai visité la mosquée de Sultanahmet pour faire du tourisme.

Des fruits de toutes les couleurs étaient alignés.
La pluie est soudainement tombée, alors j'ai marché en tenant mon parapluie.

Les nuages de pluie approchent.
Comme d'habitude, il y avait des chats un peu partout. Trop mignons.


Un beef kebab décevant
Pour le dîner, je suis allé dans un restaurant recommandé et j'ai commandé un beef kebab.

Pour cette portion, 1700 yens, je trouvais ça terriblement cher, mais bon, ça ne pouvait pas être aidé. C'était le cœur du centre, donc forcément c'est cher.
Quant au goût, ce n'était pas extraordinairement délicieux ; je me suis dit que le yakiniku japonais est probablement meilleur.
Sur le chemin du retour, je suis passé au supermarché, j'ai acheté de l'eau et du cola, puis suis retourné à l'auberge.





