Excursion ou personne ?
Quelques jours avant de partir pour l'Azerbaïdjan avec Moji, j'avais rencontré Zeyneb, et finalement on devait se voir le dernier jour. À la base j'avais prévu une excursion vers des volcans de boue ou un temple zoroastrien, mais il fallait choisir : rencontrer Zeyneb ou partir en visite.
J'ai donc décidé de donner la priorité aux personnes qu'on ne rencontre que quand on est jeune. Les sites touristiques restent les mêmes, mais les personnes changent. C'est maintenant que je peux la rencontrer. Et je me suis dit que je pourrais sûrement apprendre quelque chose d'elle, alors je l'ai retrouvée.
Elle, introvertie
Je suis toujours nerveux à l'idée de rencontrer quelqu'un. Je le suis encore plus quand je sais que la personne est introvertie. Je m'imagine qu'elle ne parlera pas beaucoup.
Comme prévu, elle se contentait souvent de répondre à mes questions et ne lançait que rarement des sujets. C'est juste qu'elle réfléchit trop et a du mal à prendre la parole. Parce que je comprends bien les gens comme ça, je l'ai tout de suite compris.
Cette fois j'ai pu rester calme et m'adapter. Jusqu'à présent, les personnes que j'avais rencontrées parlaient au moins un peu, mais une première rencontre avec quelqu'un d'introverti peut vraiment être silencieuse. Ce n'est peut-être pas un type avec lequel je suis à l'aise.


Pourtant, leurs émotions sont souvent très intenses, romantiques et rêveuses. On dit souvent qu'ils vivent dans un autre monde. Mais après tout, pourquoi pas ? Chacun est comme il est.
Centre Heydar Aliyev

Nous sommes allés au Centre Heydar Aliyev en métro, puis nous sommes revenus à pied au centre. Nous avons beaucoup parlé.

Elle m'a parlé de Noël en Azerbaïdjan, et m'a dit qu'elle avait grandi chez sa grand-mère et qu'elle s'y sentait plus à l'aise que chez ses parents. Elle téléphone presque tous les jours à sa mère pour lui raconter ce qui s'est passé dans la journée.
Parfois jusqu'à deux heures. Ça m'a fait réaliser à quel point ses liens familiaux sont profonds.
L'escalier de 100 marches et le restaurant de sushi

Ensuite, pour le dîner nous sommes allés dans un restaurant de sushi, puis nous nous sommes dirigés vers un parc près d'un bâtiment élevé.
Il y avait sans doute une centaine de marches, et elle était très fatiguée. Mais elle est montée avec moi.


Elle était très émotive et prenait soin de l'autre. Elle n'avait pas beaucoup d'opinions et m'a dit de faire comme bon me semblait. Pour ma part, j'aurais trouvé ça plus agréable si elle avait dit un peu plus « je voudrais faire ceci », mais c'est aussi une facette de sa personnalité.

Enfin, près d'une tombe, elle a écrit un message dans un carnet. J'ai aussi écrit un message sur une carte puis on s'est dit au revoir. Rencontrer différents types de personnes m'a aidé à mieux me comprendre. Ce fut une bonne expérience.


La cuisine azerbaïdjanaise

La cuisine azerbaïdjanaise est grasse et comporte beaucoup de plats très sucrés. Peut‑être à cause des influences du Moyen‑Orient et de la Turquie, les desserts très sucrés y sont célèbres et l'huile y est beaucoup utilisée. Du coup mon estomac a rapidement mal réagi. Je me suis dit que ce n'était probablement pas fait pour moi.

La seule chose que j'ai trouvée « délicieuse » était une soupe contenant des dushbara — comme une petite version des pelmeni — que l'on mangeait avec du pain.
À part ça, je trouvais la cuisine ouzbèke encore meilleure. Pourquoi ? Peut‑être parce que je partageais les repas avec des amis, ou simplement parce que je la trouvais plus savoureuse ?




